Quelque chose se prépare, d’ailleurs vous avez surement déjà vu les aperçus sur Instagram. Certes les images sont floues, mais il faut savoir faire durer le suspense… Nous allons bientôt vous les dévoiler et cette fois-ci, les femmes seront de la partie. En attendant, si nous partagions avec vous notre vision de la montre pour femme ? On a déjà entendu dire que la femme était l’avenir de l’homme, et si elle était aussi l’avenir de l’horlogerie…

Faisons un point sur la montre pour femme

Si la montre est l’unique bijou de l’homme qu’en est-il pour la femme ? Elles étaient pourtant les premières à porter la montre bracelet, quand les hommes ne voulaient se détacher des montres de poche… Cependant, rapidement les femmes ont été mises dans une case « superficielles », répertoriées comme étant plus intéressées par l’aspect esthétique (toujours plus de paillettes s’il vous plait) de la montre que par la beauté du mécanisme qui l’anime. Ainsi, les horlogers leurs ont imposé des mécanismes à quartz, considérés comme moins prestigieux et ne nécessitant aucun remontage (comme si les femmes étaient flemmardes). Aujourd’hui les femmes veulent sortir de ces cases, créées à leur insu, en allant piquer des modèles parmi les montres pour homme. Face à cette volonté, certaines marques se sont dit que prendre le modèle masculin et en faire une montre pour femme pourrait marcher. Mais est-ce vraiment suffisant ?

Voici ce que nous en pensons chez Beaubleu…

Nous avons la sensation que les femmes ont été complètement oubliées par l’industrie horlogère. A y réfléchir, ce n’est pas qu’une sensation, elles ont vraiment été oubliées ! Malgré les efforts des marques aujourd’hui pour rétablir la place de la montre pour femme, nous pensons qu’adapter des modèles masculins déjà existants est vraiment loin d’être suffisant. Comme les hommes, les femmes méritent qu’on pense à leurs propres modèles, que ce soit au niveau du mécanisme ou bien simplement du design plus recherché et de la poésie que dégage la montre dans sa globalité. Après tout, la montre n’est-elle un moyen de personnaliser le temps et dont le symbole n’est pas forcément des papillons et des fleurs partout ?  

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Au final, aujourd’hui que veulent les femmes ? Qu’il n’y ait plus cette distinction permanente homme/femme. Quelle meilleure idée pour mettre tout le monde sur un pied d’égalité que créer une seule et même collection pour tous ? Une collection qui a été pensée autant pour la femme que pour l’homme. Cette nouvelle collection universelle définie notre vision de l’horlogerie pour la femme : lier la poésie de nos aiguilles rondes qui tournoient à l’innovation du mouvement automatique qui anime nos montres. Il est donc temps de se recentrer sur le plaisir de porter une montre et de ce qu’elle exprime pour vous, plutôt que de savoir si elle a été créée pour les hommes ou pour les femmes.

On vous l’a déjà dit par le passé avec l’atelier Penso, rencontrer un artisan c’est d’abord un voyage, qui est tout aussi captivant qu’hétéroclite. Le hasard des choses nous amène (pour une fois) au-delà de la vie parisienne, au milieu des vignes sous un soleil du Sud de la France, où nous rencontrons Romy de Lignée Studio qui nous parle de l’importance du temps dans ses créations.

Le temps : matière complexe pour créer

le luminaire d'envion 1000 bouteille Lignée Studio
Luminaire dans la salle des barriques

Notre parisianisme primaire nous interroge sur ce beau lieu de rendez-vous pour parler d’art, de création et de design. Un domaine viticole pour parler design ? Et bien oui, c’est d’ailleurs ici le commencement de toutes choses pour Romy et nous allons le découvrir de la plus belle des manières. Tout d’abord, une odeur qui se dégage du chai en pierre, celle de la douce humidité qui garde le vin et du bois des barriques. Puis, une fois à l’intérieur, cette ancienne des arts décoratifs nous fait partager le cœur de sa création – pas de vin mais de temps – celui qui bonifie, qui vous raconte une histoire et vous fait voyager non pas dans le temps mais les temps : passé, présent et futur.
Et c’est bien cela qui nous a fasciné chez Romy, sa capacité de puiser des formes et des usages dans les souvenirs du passés. Il y a ceux avec son père, où l’intelligence de la main amène spontanéité et caractère dans la réalisation. Mais il y a aussi ce lieu même où nous nous trouvons, surplombé d’une installation lumineuse constituée de près de 1000 bouteilles au dessus de la salle des barriques signée Lignée Studio.

Créer un objet tel un bijou, créer un bijou tel un objet

Questionner l’essence même du bijou, où le porteur n’est plus simplement une personne mais aussi un lieu. Rien d’art décoratif ici, mais par ses luminaires ou bijoux, Romy veut prolonger l’identité d’un  lieu ou de son possesseur. Évidemment rien d’étonnant que cela nous inspire, quand on lui demande comment elle arrive à créer ce lien entre création et destinataire ? Elle nous répond en tout spontanéité « comme vous êtes entrés ici, par le même procédé sensible, olfactif, visuel et sensoriel » . Recréer donc le lien émotionnel avec les objets qui nous entourent pour un utilisation plus juste et plus poétique, un crédo que Beaubleu ne peut qu’acquiescer.

La montre telle qu’on la connait aujourd’hui est le résultat de nombreuses évolutions au fil du temps. Aujourd’hui la montre que vous portez a une fonction utile mais elle fait aussi office de bijou, c’est une marque de distinction. Alors comment en est-on arrivé à un tel perfectionnement ?

Les cadrans solaires

Tout commence en l’an -1450 avec l’apparition des cadrans solaires. En effet, dès que nous avons observé le cycle du jour et de la nuit, l’Homme dans toutes les civilisations a voulu mesurer le temps. C’est ainsi qu’apparaissent les premiers cadrans solaires en Egypte, grâce au cycle du soleil et d’un instrument posé sur une surface place de 360°, divisée en 24 parties (les heures de la journée). Cette révolution permet dorénavant d’avoir des repères temporels et conditionne les horaires de travail, les horaires d’ouverture et de fermeture de la messe.

Les horloges publiques, ancêtres de la montre

Avez-vous déjà vu l’horloge de la cathédrale de Chartres ? Elle semble bien étrange avec ses 24 repères temporels. C’est un bel exemple d’horloge à poids avec rouages et régulateurs. Ce genre d’horloge gagne les sommets des tours des grandes villes dès le 14ème siècle. Il faut attendre le 15ème siècle pour que les cadrans à 12 heures remplacent ceux de 24 heures.

Le passage aux montres de poche

A partir du 15ème siècle, l’horlogerie entre dans sa période d’or. Les horloges mécaniques commencent à se miniaturiser. Cependant avant cette étape, le balancier des horloges urbaines est remplacé par un ressort à remontage manuel. Ce ressort permet de rendre les horloges mobiles sans pour autant arrêter le mouvement. En effet, l’horloge à poids ou à pendule devait obligatoirement fonctionner à la verticale.

Les horloges portatives commencent à être convoitées par les plus aisés et rapidement elles se miniaturisent pour pouvoir se porter autour du coup avant de s’aplatir pour devenir des montres à gousset.

La montre bracelet

C’est au 18ème siècle que la première montre bracelet apparaît à Genève. Trop efféminée et moins précises que les montres à gousset elle est tout d’abord destiné aux femmes et peine à s’imposer dans les milieux plus masculins. C’est dans l’armée aux poignets des pilotes et à ceux des officiers de la marine allemande qu’elle évolue et devient finalement indispensable.

Après la guerre, la montre bracelet continue de s’améliorer avec la création de nouvelles complications (chronographe, phase de lune, quantième perpétuel, …) mais aussi sur du côté esthétique avec l’ajout de pierres précieuses incrustées.