Bonjour à toutes et à tous,

L’exercice de résumer une année n’est jamais simple mais quand il est question d’une année comme 2020, je suis fortement tenté de passer à la page suivante 2021. Nous n’avons pas cédé à la facilité cette année passée alors pourquoi le faire en 2021.

A l’origine, à l’aube des temps, c’est-à-dire en Janvier, nous travaillions paisiblement sur la nouvelle collection en collaboration avec tous nos ambassadeurs. Le design des modèles se validait de jours en jours, des post-it fleurissaient sur les murs du bureau où l’on voyait « 39mm ? » – « Laqué » – « glacé » – « micro-grainé/mat » – « mixte » – « AMB » etc. À l’image d’une scène tout droit sortie du film « A Beautiful Mind », nous fourmillons comme John Nash pour trouver l’équation parfaite entre design, timing et préparatifs.  Une moment d’extrême impatience et je l’avoue, de peur. Tout était prêt, la presse laudative, la communauté dans les starting block et les ateliers sur le pont. Le lancement le 29 Février à 00h01 a tiré le coup d’envoi d’une campagne qui devait se vivre comme un marathon. Mais le premier signe d’une année pas comme les autres est apparu dès le lendemain, un réel sprint de 18h pour lancer une production initialement prévue en 35 jours. Une surprise qui se transforma en véritable succès.

Bien que nos aiguilles rondes ne se voyaient plus chez nos chers partenaires pendant le confinement, l’engouement fut impressionnant. De nouveaux ambassadeurs se sont révélés dans plus de 25 pays comme les Etats-Unis, l’Indonésie, le Nigeria et même au Chili. Nous avons vu des Brio Bleu Klein et des Olympe Blanc Albâtre partir pour le Japon chez des experts horlogers, des Brio Vert Emeraude pour une naissance ou sceller un mariage, évidemment des modèles Rive Gauche pour des anniversaires ou des fins de stage, et finalement une Brio Rouge pour fêter une promotion 😉

A l’image de toutes ces anecdotes, vous êtes nombreux à prendre de nos nouvelles, nous encourager et faire part de vos passions. Entre Chef étoilé, pilote d’avion de chasse, sportif en équipe de France, artiste, collectionneur, designer, entrepreneur, étudiant, fils, mère, épouse, promise, mari, père ou simple amis, le Club Beaubleu est de plus en plus dynamique, passionné et passionnant. Nous mettons en place le Cercle Beaubleu où chacun des ambassadeurs aura le privilège d’accéder à des contenus secrets et invitations.

Le futur de la Maison Beaubleu est de plus en plus radieux et je suis déjà challengé sur les prochaines créations et collections qui, bien que très attendues – verront le jour en 2022. Le temps pour l’équipe et le Cercle de bien réfléchir au futur de l’horlogerie poétique et singulière.

Je tiens à vous remercier sincèrement pour votre soutien sans faille et votre inspirante exigence. Nombreux sont les Ambassadeurs Beaubleu louant la Maison aux aiguilles rondes et cela même au milieu du désert du Nevada.

Qui aurait pu croire qu’un édito sur 2020 pourrait être positif.

Alors un immense merci au nom de toute l’équipe.

En vous souhaitant des heures merveilleuses,

Nicolas

La production suit son cours. Après les cadrans, puis les boitiers, et les bracelets, nous en arrivons maintenant à la fabrication des aiguilles rondes, signature de la Maison Beaubleu. Dans le style d’une montre, les aiguilles sont des éléments petits mais très important. A vrai dire, elles sont un véritable élément moteur dans notre identité, le point de ponctuation dans l’habillement de nos montres.

Nous avons l’habitude de vous écrire cette série d’articles sous forme de journal de bord, pour la fabrication des aiguilles rondes, nous allons plutôt vous expliquer les différentes étapes en fonction des différents traitements que les aiguilles subiront.

Tout débute donc avec de simples bandes d’acier laminé d’une épaisseur allant de 0,1 mm à 0 ,3 m, la largeur est variable selon les types d’aiguille. Ensuite, nous réalisons les trous pilotes qui permettront de positionner l’aguille lors des passages dans les différentes machines. Toutes ces opérations s’effectuent sur la bande même, de la découpe aux différents traitements de l’acier jusqu’à la couleur ou le traitement SuperLuminova.

Au regard la finesse des pièces et des aléas d’une production en générale, toutes les aiguilles ne seront pas utilisables. En effet, elles doivent correspondre à nos standards de qualité comme leur dimension 0,001 mm près, avec zéro déformation et d’un traitement de couleur sans poussière, rayure ou bulle.

Avant de réaliser les différents traitements des bandes d’acier, nous les divisons en plusieurs lots, chacun correspondant à un traitement de couleur différent : la peinture en spray pour les couleurs mates, le traitement SuperLuminova, le traitement PVD et le traitement pour les aiguilles bleuies.

Les couleurs mates des aiguilles rondes

Concernant le traitement pour obtenir les couleurs mates sur nos aiguilles rondes, nous appliquons plusieurs couches de peinture en spray avec un temps de séchage entre chaque couche posée. Ici, la difficulté est d’obtenir l’épaisseur la plus fine possible et des couches parfaitement lisses, afin de ne pas provoquer de frottement lors de l’assemblage de la montre plus tard.

Chaque mauvais mouvement entraine la perte définitive du lot. Donc avant chaque passage, nous réalisons un test pour s’assurer de la qualité.

Beaubleu collection Union montre automatiques aiguilles rondes

Des aiguilles rondes Beaubleu qui brillent grâce au traitement SuperLuminova

Tout d’abord qu’est-ce qu’une aiguille SuperLuminova ? Il s’agit d’une aiguille qui s’illumine dans l’obscurité grâce à la lumière emmagasinée auparavant, ce qui vous permet de lire l’heure en toute circonstance. Donc la question qui va vous venir en tête maintenant : comment rend-on les aiguilles luminescentes ? Rien de plus simple (ou pas, car nous avons les mêmes risques que pour l’application de la peinture de couleur), il faut appliquer un produit ressemblant à une pâte (non radioactive bien sûr) sur la plaque métallique. Il faut faire très attention à ne pas gaspiller du produit, car il a un coût bien plus important que les autres traitements, du fait de sa rareté.

beaubleu collection union montre automatique aiguilles rondes lminescentes SuperLuminova

Traitement PVD

Pour le traitement PVD, il s’agit de teinter directement la matière en profondeur en plongeant les pièces dans un bain. Ainsi, nous obtenons un effet durable et une couleur identique au boitier pour l’Olympe et l’Audace.

Les aiguilles bleuies, une technique spéciale nécessitant un savoir-faire horloger minutieux

Le processus de bleuissement des aiguilles en acier est différent du processus d’application d’une couleur. Des lots d’une dizaine d’aiguilles sont chauffés pendant quelques minutes dans des fours d’une très grande précision. Le fait de les chauffer à une certaine température permet la formation un film d’oxyde.

Si vous voulez en savoir plus, direction un article que nous avons consacré, il y a quelques temps, à cette technique de coloration.

Beaubleu montre automatique aux aiguilles rondes Intrepide Blanc Albatre avec cornes en acier

Découpage et finitions

Après le découpage par étampage, les aiguilles rondes Beaubleu sont finalement isolées de la bande et manipulées individuellement à l’aide d’une pince brucelles.

Cependant, le découpage n’est pas l’étape finale, bien au contraire. Une succession d’étapes s’enchainent pour donner la forme définitive de nos aiguilles. Elles sont entrecoupées de séances de lavage et de polissage afin d’éliminer les impuretés.

Enfin, avant d’être ajoutées à la montre, les aiguilles circulaires sont minutieusement contrôlées, qu’il s’agisse de la taille, de la forme ou des couleurs, elles doivent être impeccable afin de ne pas interagir avec d’autres éléments du cadran.

Le défi ici est d’avoir à la fois des aiguilles parfaitement plates et suffisamment légères, pour des raisons de portance, mais assez solides pour ne pas se plier et risquer de toucher les autres aiguilles.

Ainsi s’achève l’avant-dernière partie de notre journal de bord, ensuite nous procèderons à l’assemblage. Le mouvement Miyota 9015, décoré du logo « Beaubleu », y sera ajouté puis nous effectuerons tous les tests et vérifications nécessaires. Il ne manquera plus que la touche finale, les bracelets et leur boucle déployante, nouveauté qui apporte à la fois confort, élégance et sécurité pour la Collection Union !

Les montres de la Collection Union sont toujours en cours de production, mais en parallèle nous nous occupons d’un tout autre détail. Depuis qu’elles sont passées de la poche au poignet, les montres ont besoin de bracelets s’enroulant à votre poignet.

Notre Collection Union est donc proposée avec trois bracelets en cuir, bleu, noir ou vert, dont les détails exotiques, révèlent une véritable personnalité aux montres. Notre particularité ? Chaque bracelet est fabriqué à la main, il est ainsi rendu vraiment unique (on a presque envie de dire unique au monde).

16 juin 2020

La fabrication de nos bracelets a commencé. Les peaux sont achetées brutes, puis préparées et tannées sur place. Comment ça se passe ? Les peaux vont subir différents traitements, réalisés par des machines spécifiques (et traditionnelles).  Ces machines sont indispensables pour l’affinage de la peau et son tannage.

Bien sûr comme pour chaque élément de la montre, certaines pièces de cuir n’ont pas la qualité nécessaire à la réalisation de nos bracelets, il faut donc les enlever définitivement de la chaine de production. L’équipe s’affaire donc à déceler les rayures et tâches sur les peaux pour garder uniquement les pièces de la meilleure qualité.

Après avoir sélectionné les pièces que nous utiliserons pour faire les bracelets, il faut teindre les peaux pour obtenir les couleurs de nos bracelets : vert, bleu et vert. Ensuite, il s’agira de réaliser les détails alligator, pour les bracelet noir et bleu, et téju pour le bracelet vert.

Lorsque nous avons les couleurs et détails souhaités, les peaux sont polies afin d’obtenir la meilleure finition possible et protéger durablement le cuir.

24 juin 2020

Une fois les cuirs rangés, nous entamons la découpe des peaux dans les meilleures parties ainsi nous obtiendrons les différents éléments qui vont constituer le bracelet.

Si vous ne le saviez pas, un bracelet se compose d’une peau minutieusement sélectionnée sur le dessus et d’une doublure en cuir impérativement traitée pour être biocompatible (hypoallergénique entre autres). Entre ces deux lamelles de cuirs, nous plaçons un renfort indéchirable afin de rendre le bracelet, non seulement plus confortable, mais aussi plus durable dans le temps face à l’usage quotidien. Ces trois éléments sont donc tout d’abord collés, puis cousus individuellement à la main.

Afin de réaliser des coutures ton sur ton solides, nos artisans du cuir se servent du point sellier. Il s’agit ici d’avoir une aiguille à chaque extrémité du fil, puis on fait passer alternativement un fil au-dessus et un fil en dessous à chaque point.

La touche finale est l’application (à la main toujours) d’une résine de couleur afin de protéger la tranche du cuir. Pour les bracelets bleus et verts, nous avons choisi une résine d’une couleur bleu azur, pour un contraste toujours plus prononcé.

30 juin 2020

A présent, il faut faire une découpe dans le bracelet afin de pouvoir insérer la pompe flash. Elle vous permettra ainsi de changer votre bracelet plus facilement chez vous, sans outil.

Bien sûr ce processus de fabrication du bracelet se conclut par un contrôle qualité avant de les recevoir à l’Atelier, où ils seront ensuite ajoutés aux montres quand celles-ci seront assemblées, selon les choix que vous avez faits.

Seconde étape de la production, la fabrication des boitiers de la Collection Union. Dans l’article précédent, vous avez pu découvrir comment les cadrans ont pris leur forme plate ou incurvée. Aujourd’hui vous allez découvrir la suite du journal de bord avec cette fois le savoir-faire autour des boitiers.

Avant de commencer, il faut savoir que nos boitiers ne sont pas conçus comme n’importe quels boitiers. Généralement, les cornes sont parties intégrante du boitier, mais chez Beaubleu, les cornes viennent l’encercler et se visser à l’intérieur du boitier. Les défis qu’implique notre design résident donc dans l’ajustement des pièces et du traitement des surfaces. Un processus passionnant mais pas sans risque…

18 Avril 2020

Nous commençons donc la fabrication des boitiers. Autant vous dire que, pour l’instant, ce sont de simples blocs d’acier. Le chemin va être long avant d’en arriver à la pièce finale… Pour passer de l’ébauche à la pièce finalisée, nous devons suivre différentes étapes entrecoupées par des opérations de mesures et de recuisson du métal.

La première étape pour faire la carrure consiste donc à modeler la pièce brute. Un simple bloc qui va successivement être compressé et aplati une dizaine de fois à l’aide de laminoirs – machines constituées de cylindres en acier trempés. Cette phase a un impact sur la qualité du métal pour le rendre compact, solide et modelé au plus prêt de la forme finale. Bien que cette étape puisse paraître grossière, chaque pièce devra passer un premier test de dimension stricte, car chaque variation se verra sur le produit final… La tension commence à monter !

5 Mai 2020

Nous sommes aujourd’hui à l’atelier pour contrôler les premières pièces de cette étape : l’étampage. Nous discutons avec nos artisans des différentes difficultés rencontrées et les solutions choisies.

L’opération d’étampage, qui s’apparenterait à un découpage, consiste à mettre en forme la carrure par un poinçon qui vient écraser la matière. Répétée plusieurs fois, le métal trouve sa forme progressivement. Entre chaque étampage la pièce est recuite et de nouveau remesurer.

On commence à apercevoir les premiers éléments d’une montre Beaubleu tel que les cornes. Ces dernières sont travaillées séparément de la carrure et elles ne sont aujourd’hui qu’une silhouette du design. On reste sans pitié face à la qualité alors chaque pièce est recuite et remesurer. Les pièces non conformes sont retravaillées ou entièrement refaites.

18 Mai 2020

Une fois l’étampage fini, la pièce est maintenant prête à être usinées. Le processus d’usinage est une étape importante et un raté à ce niveau de la fabrication peut entrainer des coûts conséquents. Cette étape consiste a sculpté la forme finale des pièces en se focalisant sur l’aspect mécanique, c’est-à-dire s’assurer du placement et du perçage pour la visserie, l’ajustement des pièces entre-elles (cornes, boitiers et mouvements) et la qualité des formes (chanfreins, congés, courbes et aplats).

Beaubleu collection union boitier d'une montre automatique aux aiguilles rondes encerclé par une corne
Mise en place d’une corne évidée qui encercle le boitier.

A cette étape, il n’y a plus de doute, nous avons bien devant nous les pièces Beaubleu. Les cornes sont évidées à l’aide d’un bras capable de se positionner sur 5 axes. Cette technique appelée généralement « usage CNC 5 axes » est destinée aux petites séries, de plus dans notre cas, il s’agit de la technique la plus poussée pour obtenir le résultat escompté. La finesse des cornes et leur position sur la montre doivent être traités à la fois par une machine commandée par ordinateur puis ensuite retravaillé à la main. Alex, spécialiste de l’usinage, nous résume en rigolant sa journée : « Vos cornes sont belles…mais quel enfer à réaliser ». Pour ne rien gâcher, même usinée par des machines précises au dixième de millimètre, chaque pièce est remesurée et refaite depuis le début si considérée comme non conforme… la tension est palpable dans l’atelier 

30 Mai 2020

Nous le savions, mais l’étape d’usinage étant extrêmement délicate, un grand nombre de pièces ne se sont pas conformes : déformations de certaines pièces à cause d’une variation du métal, découpes trop grandes et bien d’autres « plaisirs » inattendus. Alors on reste calme … et on recommence. Pour l’instant, cela n’impacte pas sur les délais de production, c’est déjà une première victoire pour aujourd’hui.

10 Juin 2020

Après la frayeur des derniers jours et de l’assouplissement des conditions de travail du Gouvernement face au Covid-19, nous entamons aujourd’hui la plus belle des étapes : le traitement des surfaces. Nous sommes passés d’un grossier bloc d’acier à une montre brute, il est donc temps de donner l’aspect final du métal de la collection Union : grainé et poli. Dans un premier temps, toutes les pièces visibles sont placées dans une caisse étanche où sera projetée, à grande vitesse, du sable très fin. L’abrasion de l’acier donnera alors cet aspect grainé, presque poudré. Le défi ici est de contrôler au mieux la taille des grains pour obtenir un grainage homogène et délicat.

16 Juin 2020

Il est temps de passer à l’étape du polissage. A l’aide d’un tour, les pièces sont polies en faisant extrêmement attention à ne pas dépasser sur les surfaces grainées. Malgré le bruit sourd des machines, l’atelier est plongé dans un silence religieux, chaque artisan est concentré. Un seul mouvement peut endommager la surface sablée et si cela est le cas, nous devons recommencer le sablage complètement.

Un autre élément doit être pris en compte : la qualité de surface. Hormis l’absence de rayure, les experts qualité et notre designer Nicolas vérifient comment la lumière et l’environnement s’expriment sur la montre. C’est comme pour une carrosserie de voiture, le dessin des reflets va vous indiquer si la pièce est « voilée », concave ou convexe. C’est clairement une question d’expérience à ce niveau là, car si on enlève trop de matière au polissage et c’est l’assurance de recommencer la pièce depuis le début.

Il y a une mention spéciale pour les cordes évidées. Comme aucun outil motorisé n’est assez petit pour polir l’intérieur, les finitions sont réalisées entièrement à la main. Pour le moment, les choses avancent bien, quelques rebus, comme pour toute production horlogère, sont constatés, mais rien d’alarmant.

17 juin 2020

Petit contrôle de routine sur les premières montres en acier. Les angles des pièces sont bien maîtrisés et on se voit dans les surfaces polies. Quelques pièces ont été retravaillées pour se conformer à nos exigences de qualité. Il reste encore aujourd’hui différentes étapes comme le traitement de certains modèles comme l’Audace ou l’Olympe de la ligne Rive Gauche et évidemment l’assemblage final. En attendant nous nous concentrerons sur nos fameuses aiguilles rondes et leur processus de fabrication n’aura presque plus de secret pour vous.

Nous avons tous, enfin presque tous, repris le chemin du travail, la vie reprend petit à petit, et ainsi, depuis maintenant quelques semaines, la production des montres de la Collection Union a commencé. Cet article sera le premier d’une petite série que nous tiendrons, tel un journal de bord afin que vous puissiez suivre jour après jour, avec nous, le processus de fabrication et les différentes étapes ; des cadrans aux bracelet en passant par le boitier et nos aiguilles rondes.

Aujourd’hui nous allons vous parler des cadrans. À l’origine, il s’agit d’une simple plaque de métal, qui va rapidement se retrouver au centre de l’attention. Si nous considérons le boitier comme le corps de la montre, le cadran en est donc le visage délicat. C’est le premier élément qui va attirer votre oeil, il est alors important de le réaliser dans les règles de l’art avec une qualité irréprochable. Oui, vous avez bien lu, nous avons dit le mot « art ». Attention, la fabrication de cadran est loin d’être une sous-catégorie de l’horlogerie, il exige un certain savoir-faire car si le cadran doit être à la fois beau et lisible il est aussi réalisé avec une précision extrême. Il est le support de nombreux éléments tels que les indexes, les décorations ou simplement les inscriptions. De plus, pour que les aiguilles glissent correctement dessus, sans risquer de toucher le verre qui les recouvrent ou les autres pièces du cadran, chaque mesure doit être effectuée au centième de millimètre près.

Pour nos montres, la difficulté supplémentaire va être le cadran incurvé, qui demande un savoir-faire et une technique unique.

15 avril 2020

Premier jour de la production. L’excitation est à son comble, après des semaines de campagne de précommande et l’incertitude à laquelle nous avons tous fait face à cause du contexte compliqué engendré par le COVID-19, nous commençons finalement le découpage de la plaque d’acier qui deviendra un cadran plat ou incurvé. Il s’agit ici de réaliser le contour extérieur et le contour central où se logera le canon du mouvement. Le canon accueillera par la suite nos fameuses aiguilles circulaires. Le processus de découpe s’arrête ici pour le cadran plat, en revanche, pour le cadran incurvé, il va falloir sculpter une plaque d’acier plus épaisse afin de lui donner sa forme en « cuvette ».

20 avril 2020

Ce jour-là, nous avons soudé les pieds aux cadrans. Ces pieds vont se clipper sur le mouvement afin de positionner le cadran pour les opérations suivantes et l’assemblage final.

25 avril 2020

Ce mercredi, les choses sérieuses commencent. A l’aide d’un papier abrasif, nous allons adoucir la plaque de métal. Cette étape va permettre de supprimer les résidus d’usinage, pour poncer la surface par la suite, et enfin la préparer au polissage.

Directement après ces étapes de préparation du cadran, avant le laquage et le vernissage, il faut polir correctement la plaque afin d’obtenir une surface parfaitement lisse pour enlever les micro-rayures. Cette étape du processus est très méticuleuse, on établit les bases pour les pièces de qualité afin de limiter les problèmes qui peuvent être rencontrés par la suite (car bien sûr, il y a toujours des problèmes de dernière minute qui arrivent…).

Les cadrans incurvés bleus et verts en cours de fabrication pour les montres automatiques aux aiguilles rondes de la Collection Union par Beaubleu

27 avril 2020

Les cadrans ont maintenant leur forme voulue, ils sont polis et prêts à recevoir leur première couche de laque pour les cadrans incurvés et de vernis pour les cadrans plats.  Nous entamons ici l’étape finale de la fabrication des cadrans, mais surtout très délicate.

Qu’il s’agisse de la laque ou du vernis, le processus reste le même, mais le rendu est différent, comme vous pouvez le constater sur les photos ou lors des présentations de découverte de la Collection Union. Afin d’éviter que des particules de poussière ou de pollution vienne s’installer sur le cadran, nous l’isolons dans une cabine spéciale avec des conditions très strictes. Nos standards de propreté sont élevés, toujours dans un souci de qualité. Ensuite, le vernis est donc appliqué avec soin, puis nous le laissons sécher et adhérer à la plaque de métal avant de rajouter une seconde couche pour obtenir nos fameuses couleurs velours. Généralement une laque s’applique sur une surface plate et ainsi il est facile de maitriser l’épaisseur des différentes couches à poser. Sur nos cadrans incurvés l’opération est plus compliquée et nécessite une technique spéciale qui est une recette secrète de la Maison !

Les cadrans incurvés bleus et verts et plats bleus blanc et noirs en cours de fabrication pour les montres automatiques aux aiguilles rondes de la Collection Union par Beaubleu

7 mai 2020

Nos cadrans s’habillent dorénavant de leur couleur velours. Il est donc temps de s’attarder sur les derniers détails, mais pas les moindres. Commençons par le décalque, il s’agit ici d’ajouter les inscriptions devant apparaître sur la surface. Que ce soit sur les cadrans plats ou incurvés, vous retrouverez toujours les trois mêmes inscriptions, à différents endroits bien sûr, « Beaubleu Paris », « automatique » et « création parisienne ». Ce processus de tampographie est réalisé dans une salle blanche pour de nouveau éviter l’incruste de particules de poussière et pollution. Une question vous vient surement en tête, mais qu’est-ce que la tampographie ? Il s’agit d’une technique de tampon. Un outil en forme de poire récupère l’inscription à l’encre sur une surface gravée puis la déplace sur le cadran en une fois afin de réaliser une inscription nette et précise.

12 mai 2020

Nous ne tenons plus en place, ce jour-ci nous avons avons inséré les indexes. Apposé les indexes qui sont sous forme d’applique nécessite encore une technique différente. Il faut appliquer ces éléments minutieusement à leur place réservée sur le cadran. Ainsi elles créent un effet de relief qui accentue les contrastes du cadran et ainsi de la montre. Et vous le savez, tout est histoire de contraste avec les montres Beaubleu !

20 mai 2020

C’est le moment du contrôle qualité, étape importante car elle détermine les pièces qui pourront être utilisées et celles qui présentent des défauts.

27 mai 2020

Suite au contrôle qualité des cadrans, des défauts ont été décelés sur 4% des pièces. Ces défauts, non visibles à l’œil nu sont, le plus souvent, des micropoussières entre le vernis et la plaque de métal ou des microbulles dans la tampographie. Ils entrainent donc la mise à l’écart de ces pièces afin de les refaire en recommençant du début. Par ce processus, nous installons un standard de qualité pour le choix des pièces, et donc pour les pièces finales.

C’est ainsi que prend fin la première partie de notre journal de bord de la production de la Collection Union. Dans le prochain article, nous vous détaillerons la fabrication des boitiers, qui requiert un savoir-faire différent, mais tout aussi passionnant.

Après 35 jours de précommandes remplis de succès, nous voilà maintenant à quelques jours du lancement de la production. Comme une veille de rentrée des classes, nous vérifions une centième fois tous les éléments qui nous serviront à bien démarrer cette phase importante. Bien que cette étape de production soit intense (qualité et livraison), nous allons partager avec vous la naissance de vos montres et la fabrication de la Collection Union, des premiers blocs d’acier jusqu’à l’assemblage de vos bracelets en passant par la confection des aiguilles circulaires.

Un rendez-vous que nous aurons ensemble environ tous les 15 jours sur les différentes plateformes (site internet, Facebook, LinkedIn, et Instagram) afin de connaître toute la beauté et l’exigence de la production de nos montres Beaubleu.

Pour commencer, nos artisans démarreront avec la partie la plus exigeante : le boîtier. Pièce maîtresse de la montre, elle devra accueillir – au 0,01 mm près – des éléments comme le mouvement, le cadran ou bien même le bracelet. A la suite, nous effectuerons une validation minutieuse des dimensions du boîtier pour assurer la production des autres pièces.

Dans un premier temps, toutes les pièces seront produites sous forme brute puis s’affineront au fur et à mesure des semaines, à l’image du cadran qui passera d’une pièce de métal granulée à une laque fine et lisse. Nous ferons un tour ensuite chez notre artisan du cuir pour la sélection des peaux qui serviront à la confection de vos précieux bracelets en cuir véritable italien. Comme rien n’est linéaire dans une production, nous vous guiderons sous forme d’un journal de bord chez nos différents artisans et partenaires professionnels.

En tant qu’Ambassadrice et Ambassadeur de la Maison, vous serez donc informé sur toutes les étapes importantes de la confection de votre montre, du design de la montre aux finitions apportées à votre montre.

Vous le savez, depuis le début nous construisons Beaubleu avec notre communauté, fidèle avec un enthousiasme sans faille. C’est ainsi qu’à travers ce journal de bord, nous vous intégrons encore une fois, à part entière, dans l’aventure pour suivre les différentes étapes de l’histoire de nos montres.

En vous souhaitant des heures merveilleuses,

L’équipe Beaubleu

Après plusieurs semaines riches en émotions, nous partageons aujourd’hui la folle aventure Beaubleu et le lancement de la collection Union avec notre campagne Kickstarter. Une réussite commune pleine de rebondissements et d’émotions !

L’Union fait la force

35 jours de joie, d’enthousiasme et de volonté, sans oublier les moments de stress et d’imprévus (ce ne serait pas drôle sinon…). 35 jours qui nous ont rapprochés, encore un peu plus, de notre communauté Beaubleu. Ce projet que nous avons porté à coeur n’en serait pas arrivé là sans votre soutien et votre enthousiasme.

Lancé le 29 Février (jour de chance ?), l’objectif de la campagne établie à 42 000 euros a été dépassé en moins de 24 heures, au lieu des 35 jours initialement prévus. Un départ sur les chapeaux de roues, qui aura créé des souvenirs mémorables pour la Maison Beaubleu et sa communauté.

Rapidement, nous avons suscité l’engouement des experts du monde horloger en France mais aussi à l’international avec des articles dans différents médias à travers le monde – on compte plus de 25 parutions aujourd’hui !

Durant ces semaines, le nombre de participants n’a cessé de grandir (plus du double), nous amenant à atteindre près de 300% de notre objectif initial : 128 443 € de financement participatif.

Un accomplissement commun qui nous permet aujourd’hui de lancer sereinement la production de la Collection Union, minutieusement préparée en amont.

Les précommandes de la campagne Kickstarter pour faire naître les montres

Dans quelques heures, nos participants vont recevoir le formulaire sur Kickstarter, afin de déterminer leurs choix de montre, bracelet et autres options disponibles. Comme toute bonne chose a une fin, les nouvelles précommandes se feront dorénavant sur le site de la Maison à un prix supérieur de celui proposé sur Kickstarter.

Au fil de la production, nous publierons un journal de bord détaillé sur la naissance de la Collection Union accessible sur nos différentes plateformes (site internet, Instagram, Facebook, LinkedIn, Twitter et Newsletters).

Nos artisans et partenaires professionnels sont aujourd’hui prêts à démarrer la production, et bien que le monde fasse face à une situation compliquée, nos échanges quotidiens avec eux permettent d’assurer un suivi optimal de la fabrication.

Nous restons à votre entière disposition pour répondre à vos interrogations.

En vous souhaitant des heures merveilleuses.

L’équipe Beaubleu

Samedi 29 février, quel jour riche en émotions ! On nous avait dit que cette date symbolique – qui n’arrive qu’une fois tous les 4 ans – nous porterait chance, mais (sincèrement) nous n’en attendions pas autant ! Après des mois de préparation en passant par toutes les humeurs possibles et imaginables, à exactement 00h00, nous avons ouvert la campagne Kickstarter. Autant vous dire que ce n’était pas gagné surtout avec un 28 février qui n’a pas été très compatissant…

Un jour 2 en 1

Comme vous le savez, ce samedi 29 février annonçait le commencement de notre campagne Kickstarter. Il semblait donc évident de faire un évènement à la hauteur de ce lancement. C’est ainsi que nous avons organisé une grande journée de découverte et de précommande de la Collection Union au cœur de Paris dans le célèbre quartier du Marais. Pendant 12 heures, nous avons accueilli notre communauté, un moment de partage et d’échange unique avec nos Ambassadeurs Beaubleu mais de nouvelles rencontres avec des personnes qui ont rapidement intégré notre cercle ce jour-là.

La veille nous avions passé la journée à finir les derniers préparatifs – et régler les imprévus (car ce seraient moins drôle sans eux bien sûr). Dès 10h nous étions ainsi opérationnels pour vous accueillir toute la journée. Quel engouement et enthousiasme, ce fût un réel plaisir de présenter la collection et répondre à chacune de vos questions. Nous avions prévu quelques mots de Nicolas à 18h30. Vous pouvez donc imaginez notre joie et excitation quand nous avons finalement atteint et dépassé notre objectif de financement à 18h20… FUNDED, WE MADE IT !

Nous tenons donc à remercier chaque personne qui fut présente ce jour mémorable, mais aussi toutes celles qui n’ont malheureusement pas pu faire le déplacement et ont participé cette belle réussite. Nous n’aurions pas pu rêver d’un meilleur moment avec vous.

Un lancement Kickstarter qui commence fort

Cette campagne Kickstarter est une grande première pour nous, comme nous vous l’avons expliqué précédemment. C’est donc à exactement 00h00 que nous avons cliqué sur le bouton « lancer la campagne » (pas du tout stressant…). Une seconde plus tard les premières précommandes étaient validées.

Samedi 29 février, à midi, nous avions déjà atteint 50% de notre objectif de financement pour finalement le dépasser à 18h20 très précisément. C’est finalement l’aboutissement d’une belle collaboration avec la communauté et les amis de la Maison.

Aujourd’hui, mercredi 4 mars à 17h, nous en sommes à 75 592 € (soit 180 % de l’objectif) et nous sommes fiers de compter des Ambassadeurs à travers le monde (USA, Australie, Japon, Norvège, …). Ce n’est que le commencement, il reste encore 30 jours aujourd’hui avant la clôture de la campagne et nous espérons bien nous fixer de nouveaux objectifs, avec des surprises à venir au cours de la campagne…

Alors nous ne lâchons rien et vous tiendrons informer de l’évolution de la campagne, bien entendu !

Vous l’avez probablement fait, mais si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à partager cette belle aventure Kickstarter 😉

En vous souhaitant des heures merveilleuses !

L’équipe Beaubleu

Ça n’a pas pu vous échapper, les belles vous ont été révélées et l’engouement à propos de cette nouvelle collection a dépassé nos espérances ! Malgré l’effervescence de ce lancement, je souhaitais prendre quelques instants pour vous raconter la genèse de la Collection Union. Cette introduction est la première de trois volets sur le processus design de la Maison avant le lancement (tant attendu) des précommandes.

La cohérence

Il y a maintenant plusieurs mois, une question, plutôt redoutée, m’a été pausée : « alors, elle sera comment la nouvelle collection ? ». L’exigence de cette nouvelle création m’a beaucoup interpelée : comment offrir encore plus de surprise tout en gardant l’identité propre à Beaubleu ? A qui vont être destinée ces nouvelles montres ? Comment y intégrer les attentes de la communauté ? Je ne vous le cache pas, la tâche était de taille ! Cependant, avant de me jeter sur une feuille pour y gribouiller mes premières intuitions, j’ai sillonné Paris… Quelques antiquaires de Clignancourt, des galeries de mobilier de la rue de Seine, des pièces automobiles des années 60 à nos jours, des appartements cossus du Marais et quelques restaurants du 11ème arrondissement, autant d’endroits qu’il fallait pour créer ce fil conducteur qui suivrait toute la collection. C’est à ce moment que la cohérence doit naître.

J’ai donc imaginé cette montre comme un intérieur. D’une pièce à l’autre, l’aspect reste inchangé grâce à la conjugaison des matières dites chaudes et froides. La chaleur d’une table en bois brute cerclée d’une pièce en laiton, un canapé en velours accompagné d’une table-basse en marbre ou un luminaire en verre sur un guéridon laqué , tous ces contrastes qui jouent avec nos sens pour notre plus grand plaisir.

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Comme souvent, nous avons la même vision que nos ambassadeurs. L’envie d’apporter de la couleur est donc devenue une évidence. « Alors un beau bleu ? » (Et non, vous n’êtes pas le premier à nous l’avoir faite). Mais quel bleu ? Quelles autres couleurs ? Pour garder le côté vibrant et chaleureux de l’architecture d’intérieur, j’ai commencé à me fournir en velours et satin pour trouver l’inspiration avec des couleurs « profondes », celles qui nous racontent des choses.

L’inspiration : mise en pratique

Une fois le fil conducteur établi, il devient très compliqué de ne pas poser sur le papier les premières idées tout en emmagasinant de nouvelles matières, images ou illustrations sur la table de travail. On essaye de mettre nos premières inspirations à l’épreuve du temps, savoir si on ne se lasse pas ou si les envies tiennent encore la route, que l’on soit plus ou moins bien luné. Processus long et parfois fastidieux qu’il ne faut surtout pas négliger, sinon la lassitude arrivera à votre poignet – et vous ne le savez que trop bien- il en est absolument hors de question !

Ensuite, j’ai compilé les inspirations finales, puis je les ai mélangé : un velours avec un acier poli ou sablé, un vert avec une peinture de Soulage ou un papier grainé sur une laque noir. Et sans un coup de crayon, les modèles se sont dessinés (presque) d’eux-mêmes.

Ainsi, l’étape d’inspiration touche à sa fin, mais elle va rester sur le mur de notre Studio jusqu’à la phase de production des prototypes, choisis par la communauté.

Cette étape fut (bien sûr) arrosée avec l’équipe autour d’un petit Nikka Coffee Grain et le lendemain, les choses sérieuses ont repris avec le commencement l’étape de création.

Maintenant je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le deuxième volet de création de la Collection Union. Nous parlerons dessin et composition (phase qui a duré plus de 6 mois).

En vous souhaitant des heures merveilleuses,

Nicolas, designer Beaubleu

On vous l’a déjà dit par le passé avec l’atelier Penso, rencontrer un artisan c’est d’abord un voyage, qui est tout aussi captivant qu’hétéroclite. Le hasard des choses nous amène (pour une fois) au-delà de la vie parisienne, au milieu des vignes sous un soleil du Sud de la France, où nous rencontrons Romy de Lignée Studio qui nous parle de l’importance du temps dans ses créations.

Le temps : matière complexe pour créer

le luminaire d'envion 1000 bouteille Lignée Studio
Luminaire dans la salle des barriques

Notre parisianisme primaire nous interroge sur ce beau lieu de rendez-vous pour parler d’art, de création et de design. Un domaine viticole pour parler design ? Et bien oui, c’est d’ailleurs ici le commencement de toutes choses pour Romy et nous allons le découvrir de la plus belle des manières. Tout d’abord, une odeur qui se dégage du chai en pierre, celle de la douce humidité qui garde le vin et du bois des barriques. Puis, une fois à l’intérieur, cette ancienne des arts décoratifs nous fait partager le cœur de sa création – pas de vin mais de temps – celui qui bonifie, qui vous raconte une histoire et vous fait voyager non pas dans le temps mais les temps : passé, présent et futur.
Et c’est bien cela qui nous a fasciné chez Romy, sa capacité de puiser des formes et des usages dans les souvenirs du passés. Il y a ceux avec son père, où l’intelligence de la main amène spontanéité et caractère dans la réalisation. Mais il y a aussi ce lieu même où nous nous trouvons, surplombé d’une installation lumineuse constituée de près de 1000 bouteilles au dessus de la salle des barriques signée Lignée Studio.

Créer un objet tel un bijou, créer un bijou tel un objet

Questionner l’essence même du bijou, où le porteur n’est plus simplement une personne mais aussi un lieu. Rien d’art décoratif ici, mais par ses luminaires ou bijoux, Romy veut prolonger l’identité d’un  lieu ou de son possesseur. Évidemment rien d’étonnant que cela nous inspire, quand on lui demande comment elle arrive à créer ce lien entre création et destinataire ? Elle nous répond en tout spontanéité « comme vous êtes entrés ici, par le même procédé sensible, olfactif, visuel et sensoriel » . Recréer donc le lien émotionnel avec les objets qui nous entourent pour un utilisation plus juste et plus poétique, un crédo que Beaubleu ne peut qu’acquiescer.