Rencontre avec notre horloger

Nous vous parlons régulièrement de la Maison ou de l’Atelier comme si nos créations n’émanaient que d’un lieu ou d’un concept, sans réellement faire mention des acteurs derrières ces appellations. Alors, profitons de cette rentrée des classes, afin de vous présenter Alexandre, fier papa, horloger passionnée et ambassadeur de nos aiguilles rondes. Aujourd’hui, il nous raconte ces pérégrinations et sa philosophie avec son humour bien à lui.

Avec des allures de titi parisien, une dégaine à la tommy Shelby et un sourire en coin, Alexandre nous reçoit à l’Atelier. Ce lieu au coeur de Paris, où chaque montre Beaubleu passe les différentes étapes de fabrication, d’assemblage et de contrôle. Un petit moment privilégié autour d’un café dans l’effervescence de la rentrée.

Production, assemblage et pose des aiguilles rondes sur le cadran de montre de la collection Union Beaubleu Paris dans notre atelier horloger

N. Ça fait maintenant presque 3 ans que nous travaillons ensemble sur la première et deuxième collection, Mais nous n’avons jamais évoqué ton parcours, peux-tu nous en parler?

A. Tout à commencer lors du crash d’avion qui emmenait mes parents à Vladivostok, après ce drame j’ai été élevé par une meute de léopards des neiges. J’ai par la suite appris les rudiments de la boxe chinoise auprès du légendaire Fu-Manchu. (rires) Parallèlement, j’ai étudié le commerce international à l’université, suffisamment  longtemps pour me rendre compte qu’une vie à répondre à des mails et remplir des fichiers Excel me rendrait très malheureux. Du coup, plutôt que de rejoindre ceux qui m’ont élevé (cf : les léopards) ou mon sifu (Fu manchu), j’ai fait plein de choses : d’électricien à chauffeur livreur en passant par vendeur de jambon. Pendant toutes ces expériences, je cherchais secrètement un métier lié à l’artisanat.

Un jour, lors du salon « Belles-montres » j’ai entendu un responsable d’une grande et très vieille marque genevoise dire qu’ils allaient chercher les élèves encore à l’école pour leur donner du travail. Ça s’est révélé complètement faux, mais à ce moment-là ce sont des mots qui ont résonné très fort dans mon coeur de jeune adulte passionné par l’horlogerie.

Ensuite, j’ai tout fait pour engranger le plus de connaissances et de diplômes à l’école d’horlogerie de paris, BMA, DMA et PPDA. (rires)

N. Tu vois l’horlogerie comme une passion, d’où vient-elle selon toi ? 

A. C’est souvent une question de hasard les passions. La mienne ne déroge pas à la règle… je tombe petit sur la montre de mon grand-père qui marche sans pile (à l’époque je n’en savais pas plus). Le fait de la regarder tous les matins pour remonter sa couronne a dû faire naitre la curiosité pour l’objet autant pour son design que sa fonction.

N. Quelle est ta relation au temps ?

A. Maintenant que je suis jeune père je n’ai plus le temps d’avoir des relations, même avec le temps (rires). Plus sérieusement, et si je devais faire un parallèle avec mon métier d’horloger, je dirais que le temps est comme le ressort du barillet, il se comprime et se détend. J’essaie de jouer avec ça… Des moments intenses et d’autres plus calmes et contemplatifs.

N. Hormis ta grande phrase empruntée à Booba que tu sors à chaque occasion « tant pis si les mains sont sales tant que les Nike Air sont propres », quelle est ton adage ou ta marotte ?

A. (rires ) J’en ai pas vraiment, apprendre au moins une chose par jour, ça serait bien.

On laisse maintenant notre cher Alexandre reprendre sa table, ajuster son « œil » (loupe d’horloger) et repartir dans l’assemblage des dernières pièces de la collection. On le retrouvera sous un format vidéo pour continuer à vous montrer l’envers du décor.

En vous souhaitant des heures merveilleuses,

Nicolas

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